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Une nouvelle usine d’urée au Sénégal  pour une autosuffisance en engrais en 2029

Le gouvernement du Royaume-Uni à travers son ambassadeur et  Petrosen Trading & Services ont bouclé deux études clés pour une future usine d’engrais dénommée SEFCO. Ce projet, dénommé Senegal Fertilizer Company (SEFCO), vise à valoriser localement le gaz découvert au large du Sénégal afin d’atteindre l’autosuffisance en urée et de mieux valoriser son phosphate, à travers notamment la formulation d’engrais de mélange NPK.

Le programme appuyé par Manufacturing Africa, vise à mettre un terme à la dépendance du Sénégal qui importe environ 100.000 tonnes d’engrais azoté par an.  Il s’agit, dans le détail, d’une étude de marché et d’une étude qui examine le potentiel de captage du carbone de cette usine dont la mise en service pourrait intervenir en 2029.  « Les deux études présentées ce 13 mai 2024 confirment l’ambition du Groupe Petrosen Trading & Services,  d’inverser  la balance commerciale du Sénégal en ce qui concerne le commerce de l’urée et des engrais NPK. L’étude de marché a notamment permis de confirmer la compétitivité de la future usine SEFCO par rapport aux autres exportateurs mondiaux d’urée », relève t-on dans le communiqué final de l’atelier de restitution des études.  En outre, il est indiqué que Petrosen Trading & Services approvisionnera notamment les marchés de la sous-région ouest-africaine (Mali, Burkina, Côte-d’lvoire, Ghana), ceux de l’Europe mais aussi les Etats-Unis et le Brésil, deux des plus gros importateurs d’urée dans le monde grâce à cette usine qui verra le jour dans cinq (5). En terme de lutte contre les effets du changement climatique, la deuxième étude pour la réalisation du projet Urée-SEFCO a permis d’évaluer que près de 17 millions de tonnes de C02 pourraient être captées au cours des 30 ans d’exploitation de l’usine.  « Le C02 capté grâce à des technologies de rang mondial pourrait être réutilisé dans la conservation alimentaire, l’industrie agroalimentaire (froid, brasserie) ou encore la construction », lit-on.  Selon le Directeur général de Petrosen Trading & Services, Manar SALL,  cette approche durable pourrait permettre au Sénégal de mobiliser des financements verts et de produire une urée décarbonée. « Celle-ci pourra créer un avantage concurrentiel et lui permettre de franchir les barrières de taxation de carbone qui se mettent progressivement en place dans le monde » déclare M.SALL. Pour l’ambassadrice du Royaume -Uni, S.E Juliette JOHN, ce projet confirme l’ambition du Sénégal de se doter d’une industrie moderne, de redresser sa balance commerciale, et de faire un pas supplémentaire vers la souveraineté alimentaire durable.

Lansana DIANDY

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