L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé mardi 12 Aout un programme régional de renforcement des capacités des laboratoires de sécurité sanitaire des aliments, regroupant le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal dans le cadre de la en œuvre dans le cadre du projet TCP/SFW/3905.
Mis en œuvre dans le cadre du projet TCP/SFW/3905, ce programme entend répondre aux défis identifiés lors de diagnostics préliminaires menés dans neuf laboratoires des trois pays. Ces études ont révélé des besoins urgents : modernisation des infrastructures et équipements, renforcement des systèmes qualité, harmonisation des procédures et montée en compétence du personnel technique. « La sécurité sanitaire des aliments est un pilier de la santé publique, de la confiance des consommateurs et du développement économique. Dans un contexte de flux commerciaux croissants, disposer de laboratoires conformes aux normes internationales n’est plus un luxe, mais une nécessité stratégique », a déclaré Zoéwindé Heni-Noel Bouda, fonctionnaire chargé de la foresterie du bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’ouest, responsable de la formation. Le programme vise notamment à outiller 9 laboratoires de nos trois pays, le Burkina, le Niger et le Sénégal pour atteindre et maintenir les standards reconnus mondialement, à former les équipes à l’utilisation des outils de vérification des Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL) et aux exigences de la norme ISO/IEC 17025:2017, ainsi qu’à mettre en place un programme d’analyse comparative des performances comme levier d’amélioration continue. Il prévoit également une planification concertée des audits et des actions correctives. Le représentant, du Sous-Coordonnateur régional a par ailleurs, salué l’engagement du Gouvernement du Sénégal, le soutien technique de l’AOAC Afrique et le travail des équipes qui ont préparé l’événement, avant de déclarer officiellement ouverts les travaux. Le professeur Amadou Diop, président du Codex Alimentarius Sénégal — l’organe chargé de veiller au respect des normes internationales en matière d’alimentation — a rappelé que « le contrôle constitue un moyen de dissuasion, incitant les fournisseurs de produits alimentaires, qu’il s’agisse des agriculteurs ou des industries de transformation, à ne proposer aux populations que des produits de qualité ». Il a insisté sur l’importance capitale de disposer d’aliments sûrs et conformes aux standards pour protéger la santé publique. « Pour commercer, il faut respecter des normes, et celles-ci reposent sur les données produites par les laboratoires », a-t-il expliqué.Pour surmonter les difficultés auxquelles ces laboratoires sont confrontés, le nouveau programme entend les doter des moyens nécessaires pour atteindre et maintenir des standards reconnus à l’échelle internationale. Il prévoit également la formation des équipes à l’usage des outils de contrôle et à la maîtrise des exigences qui constituent le référentiel mondial des laboratoires. Ce dispositif comprend, par ailleurs, la mise en place d’un programme d’analyse comparative des performances afin de stimuler l’amélioration continue, ainsi que la promotion d’une planification concertée des audits et des actions correctives.
Lansana Lasse DIANDY
