Ils étaient trois candidats tous issus de l’Afrique l’Est pour la succession de Moussa Faki Mahamat. Mais le Djiboutien Ali Mamamoud Youssouf est passé en tête pour devenir le Président de la Commission de l’Union Africaine. M.Youssouf était le Ministre djiboutien des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, porte-parole du gouvernement. Le choix est fait lors de la 38ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, tenue à Adids-Abeba.
Le rêve du Président Kenya de voir Raila Odinga(Principal opposant du Président Ruto) à la tête de la Commission de l’Union Africaine pour l’écarter de la vie politique est tombé comme un château de carte. C’est le Djiboutien Ali Mahamoud Youssouf qui est choisi par les Chefs d’Etat de l’Union Africaine. Depuis quelques semaines les différents candidats au poste ont battu campagne, Richard Randriamendrato, Raila Odinga et Ali Mahamoud youssouf. Dans un message publié sur la plateforme X, le ministre djiboutien de l’économie et des finances, Ilyas Dawaleh, a déclaré que M. Youssouf avait « gagné » le poste. Pour rappel, M. Youssouf est ministre des affaires étrangères depuis 2005. Il était auparavant ambassadeur de Djibouti en Égypte et a occupé le poste de ministre des affaires étrangères dans les gouvernements de trois présidents. Ce qui a fait de lui, un candidat au parcours diplomatique très solide. Ce qui a certainement pesé sur la balance.
Le Président João Lourenço, à la présidence pour l’année 2025
L’Angola marque une nouvelle étape dans la gouvernance africaine avec l’accession de son président, João Lourenço, à la présidence tournante de l’Union africaine (UA) pour l’année 2025.Lors de la 38ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, tenue à Addis-Abeba, le dirigeant angolais a dévoilé un programme ambitieux, mettant l’accent sur le développement des infrastructures et l’intégration économique. Dans son discours d’investiture, il a insisté sur l’importance des réseaux ferroviaires, routiers, aéroportuaires et portuaires, ainsi que des centrales électriques, considérés comme des éléments essentiels pour l’industrialisation du continent. Cette approche s’inscrit dans le cadre du deuxième plan décennal de l’Agenda 2063, qui vise à accélérer le développement du transport, de l’énergie et des échanges commerciaux intra-africains. Parmi les projets phares évoqués, le corridor de Lobito et les chemins de fer tanzaniens sont considérés comme des infrastructures clés pour stimuler la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Lors de cette session, l’Assemblée de l’UA a également formé son Bureau pour 2025. Le Burundi assurera la première vice-présidence pour l’Afrique centrale, suivi du Ghana pour l’Afrique de l’Ouest et de la Tanzanie pour l’Afrique de l’Est. La Mauritanie, présidente sortante, occupera le poste de rapporteur pour l’Afrique du Nord. Outre le développement des infrastructures, João Lourenço a plaidé en faveur d’une autonomie financière accrue de l’UA, appelant les États membres à accroître leurs contributions pour réduire la dépendance aux financements extérieurs. Il a également réaffirmé la nécessité d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, réitérant la demande de l’Afrique pour deux sièges permanents avec droit de veto, une condition jugée essentielle pour une meilleure représentation du continent sur la scène internationale.
JECOHEBO
