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La Société coopérative faîtière des Niayes mise sur pied

L’Assemblée Générale constitutive de la société Coopérative Faîtière de la zone des Niayes a procédé au lancement du projet d’appui à la participation publique et à la protection des droits économiques, sociaux et environnementaux des communautés impactées par des projets extractifs et infrastructurels dans les Niayes et le Delta du Saloum au Centre Horticole de Thiepp dans la région de Louga. Occasion pour le Directeur de l’Horticulture Dr Macoumba Diouf, représentant le Ministre de l’Agriculture, de l’Équipement Rural et de la Souveraineté Alimentaire de revenir sur l’importance de mettre sur pied cette coopérative sous la supervision du Cradesc dont la directrice Exécutive le Dr Fatima Diallo accompagne depuis deux ans les producteurs.

Selon le Directeur de l’Horticulture, le Dr Macoumba Diouf, représentant le Ministre de l’Agriculture, de l’Équipement rural et de la souveraineté alimentaire, à cette rencontre qui consacre l’Assemblée Générale Constitutive de la faîtière des sociétés coopératives de la zone des Niayes, « cette rencontre est une occasion de lancer un projet dont l’accompagnement provient de la Fondation Ford sous le leadership du Cradesc. Cette faîtière est sous tutelle du Ministère de l’Agriculture ». Cette rencontre, estime Dr DIOUF, «cadre avec le vœu du chef de l’État de consacrer l’érection de coopératives ou de sociétés de coopératives dans le domaine de l’Agriculture. Une forte recommandation qu’il avait faite lors de sa dernière tournée économique dans le Saloum ».

Les sociétés coopératives dont le Ministère de l’Agriculture assure la tutelle à travers les DRDR qui tiennent le registre et qui délivrent les agréments à ses coopératives. Et Dr DIOUF de renchérir, que « Ces coopératives constituent la forme la plus achevée et la plus professionnalisante des organisations de producteurs, mais surtout les organisations les plus démocratiques et avec une gestion la plus transparente possible ». Ça veut dire quoi, selon lui, « En taquinant les maraîchers, je leur disais qu’ils sont tellement bien organisés qu’il y a autant d’organisation de maraîchers que de maraîchers. Finalement c’est le retour du bâton parce que cela est entrain de desservir le sous-secteur horticole ». Une manière pour le directeur de l’horticulture de les appeler à mieux s’organiser.

Sans coopérative, pas de financement dans les banques

Le Directeur de l’Horticulture est un féru de son domaine et il n’a pas manqué d’analyser la situation que vivent les horticulteurs. Selon lui « sans coopérative l’État a du mal à venir en aide convenablement aux producteurs. C’est pour cela estime-t-il, « il y a de sérieux problèmes pour la distribution et la mise à disposition du soutien que l’État  donne aux maraîchers ». Difficile selon lui de savoir qui est légitimes et qui ne l’est pas. Sans coopérative, difficile de trouver des financements à travers les banques, difficile de régler la question foncière qu’ils posent tout le temps, difficile de régler la question de la commercialisation, dans la zone des Niayes. C’est ainsi que selon lui, on a promu l’approche SHEPS, agriculture orientée marché où on leur apprend à vendre avant de produire. Mais cela semble ne pas marcher, si  vous êtes seul pour avoir accès au marché et avoir une capacité de négociation. Pour vendre beaucoup et à bon prix, c’est pas possible.  Parmi les maux dont souffre le sous-secteur de l’horticulture on pourrait trouver une solution avec une meilleure organisation des acteurs à la base.

Moustapha MBAYE envoyé Spécial à THIEPP(Louga)

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