À quinze mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, le Comité d’organisation (COJOJ) et le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens (MITTA) ont scellé un partenariat crucial en signant une convention cadre dédiée à la mobilité. Un acte fort qui marque un tournant décisif dans la préparation logistique de l’événement.
Devant un parterre d’acteurs institutionnels, le coordonnateur général du COJOJ, Ibrahima Wade, a salué un « moment historique », fruit d’une volonté politique affirmée du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, traduite en instructions concrètes par le Premier ministre Ousmane Sonko. Ce partenariat vise à garantir la fluidité, la sécurité, la fiabilité et le confort des transports durant les Jeux, dans un contexte où le Sénégal sera sous les projecteurs du monde entier. La rencontre a permis de faire le point sur les plans de travail des comités « Mobilité » et « AIPD », chargés respectivement du transport terrestre et de l’accueil aéroportuaire. Ibrahima Wade a souligné que la réussite de Dakar 2026 dépendra de la qualité de l’expérience transport offerte aux athlètes, délégations, spectateurs et volontaires, du tarmac de l’AIBD aux sites de compétition. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens (MITTA), Yankhoba Diémé a rappelé l’importance stratégique de cette convention, bien au-delà d’un simple acte administratif. Elle engage l’État à livrer, dans les délais, des infrastructures et des dispositifs de transport aux standards du Comité international olympique (CIO). Bus, TER, BRT, réseau routier, logistique aéroportuaire, coordination avec les forces de sécurité : tout devra être prêt selon lui. « C’est un défi à notre portée », a assuré le ministre, appelant à l’accélération des cadences, notamment pour le renforcement du parc de bus (380 véhicules) et l’extension du TER jusqu’à l’AIBD. Le BRT et le fret ferroviaire seront également mobilisés pour décongestionner les axes et favoriser une intermodalité efficiente. L’État s’engage aussi à optimiser les installations existantes : amélioration de la signalétique, des parcours passagers, des dispositifs d’information et de sécurité dans les aéroports, en lien avec Air Sénégal et l’ANACIM. Une attention particulière sera portée aux flux officiels, à la gestion douanière et à la ponctualité. Yankhoba Diémé a également appelé le COJOJ à jouer pleinement sa partition financière et logistique, pour compenser les surcoûts et garantir l’image du Sénégal : « Le succès des Jeux ne sera ni celui du gouvernement, ni celui du comité d’organisation seul. Ce sera celui du peuple sénégalais, uni autour d’un même rêve. » Enfin, les deux parties ont insisté sur la nécessité d’un pilotage rigoureux, fondé sur une gouvernance partagée et une coordination renforcée entre les ministères, les opérateurs techniques, les collectivités locales et l’administration territoriale. Avec cette convention cadre, le Sénégal pose les bases d’un dispositif de mobilité olympique ambitieux, durable et exemplaire, pour faire de Dakar 2026 une vitrine du génie sénégalais et africain.
Lansana Lasse DIANDY
