Le Bureau Opérationnel de suivi du Plan Sénégal Émergent (BOS-PSE) a présenté ce lundi 27 Novembre, Une étude sur la vulnérabilité des ménages au Sénégal. Le rapport de construction de l’indice de connexion des ménages à l’économie (ICME) vise à avoir une situation de référence sur la collectivité des ménages au niveau des différentes structures sociales de base.
L’indice de connexion des ménages à l’économie est un indicateur synthétique qui vise à évaluer les progrès réalisés au Sénégal dans le mise en œuvre de l’ensemble des interventions visant à améliorer la vie des populations ces dix dernières années. « Cet indice ne vise pas à comparer les ménages pauvres et des ménages non pauvres. Il vise à avoir une situation de référence sur la collectivité des ménages au niveau des différentes structures sociales de base », indique Baye Élimane Gueye, Coordinateur du suivi des impacts sociaux au BOS. Le rapport qu’il a présenté aux partenaires montre qu’au Sénégal, il y a 22,3% des ménages qui sont en dessous de ce seuil, qui sont considérés comme vulnérables. L’étude montre également que les ménages dirigés par des hommes sont plus vulnérables à la pauvreté que les ménages dirigés par les femmes. Parmi les localités les plus vulnérables figure les régions de Tambacounda, Sedhiou, Kaffirne, Kedougou et Kolda où des indicateurs de pauvreté sont assez élevés. Contrairement aux régions de Dakar, Thiès, Matam, Saint-Louis et Kaolack ou « des ménages sont très bien connectés au niveau de pauvreté très faible » révèle M Gueye. Entre ces deux quadrants existent des régions intermédiaires comme Fatick, Ziguinchor, Diourbel et Louga qui représentent des indicateurs assez perplexes. « Nous avons constaté que dans les régions où le niveau de pauvreté est très élevé, il y a eu un découpage récent ( Kaffrine a été sortie de Kaolack et Kédougou de Tambacounda) ce qui fait qu’il y a un rattrape pour ces régions », a-t-il recommandé. Selon El Ousseyni Kane Directeur Général du BOS, l’indice de Connexion des Ménages à l’Économie est un indicateur crucial qui mesure l’accès des ménages aux infrastructures de base. « Ces infrastructures, telles que l’eau potable, l’électricité, les routes, l’éducation, la santé, et bien d’autres, sont les piliers fondamentaux qui contribuent au bien-être de nos concitoyens. Ils sont essentiels pour permettre à chaque Sénégalais de réaliser son potentiel, d’améliorer sa qualité de vie, et de contribuer pleinement au développement de notre pays », déclare Me Kane. Il rappelle que ce nouvel indice permettra de mieux évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du PSE, en mettant l’accent sur l’impact réel de ces politiques sur les ménages sénégalais. « Il nous fournira une image claire de l’état de la connexion des ménages à l’économie, en identifiant les domaines où des améliorations sont nécessaires, tout en soulignant les succès que nous avons déjà accomplis » souligne le Directeur général du BOS. Présente à la séance, Aminata SOW, Déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN) soutient que cet atelier prouve l’engagement de l’État à donner des réponses concrètes aux attentes des communautés qui sont exposées à des chocs, des risques, et des privations qui les rendent vulnérables et les précipitent dans la pauvreté. L’ étude sur la vulnérabilité des ménages au Sénégal a été réalisée grâce au partenaire et l’accompagnement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Lansana Diandy
