Une délégation de haut niveau de 22 membres du Fonds Lives and Livelihoods (LLF) en visite de travail au Sénégal a procédé à l’évaluation de trois projets co-financé avec l’état du Sénégal. Il s’agit du projet d’élimination du paludisme, le projet de pastoralisme au Sahel et le projet de chaîne de valeur régionale du riz. Ces projets visent à parvenir à la stabilité économique et politique dans une Afrique de l’Ouest autrement fragile dont le Sénégal.
Ce sont des investissements sectoriels estimés 32 millions de dollars américains pour projet d’élimination du paludisme. Les interventions menées à bien par le LLF contre le paludisme ont permis au Sénégal de faire un pas en avant dans la réalisation de son objectif national d’élimination du paludisme d’ici 2030. Il est indiqué que dans la première phase, l’élimination du paludisme et Control Projed a ciblé la zone nord du pays, où les niveaux d’incidence annuelle du paludisme sont inférieurs au seuil d’élimination. Selon, les acteurs, au moins 2 millions de personnes ont acquis un accès gratuit aux moustiquaires insecticides de longue durée (LLINS); 1,56 million de tests de diagnostic rapide (TDR) et 62 142 médicaments antipaludiques salvateurs. Pour le projet de pastoralisme au Sahel le montant alloué est de 31 millions de dollars américains soit 19 milliards de FCFA. C’est un projet co-financé par la banque islamique de Développement et l’État du Sénégal. Il intervient dans quatorze (14) départements du Sénégal repartis dans les régions dont Tambacounda, Saint Louis, Matam, Kaffrine et Louga », explique Malick Diop. Selon ce spécialiste suivi évaluation du projet de développement durable des exploitations pastorales au Sahel. Le projet dont les activités ont démarré en 2020 vise à travailler sur deux filières majeures à savoir la chaîne de valeur lait et la chaîne de valeur petit ruminants. L’objectif est de travailler à diminuer la facture laitière du Sénégal qui se chiffre à plus de soixante (60) milliards. « Pour arriver à réduire cette facture, il faut agir sur les différents maillons de la chaîne de valeur à savoir la production, la collecte, la transformation et en fin la commercialisation. Sur le maillon petit ruminants également sur ces différentes chaînes pour l’atteinte de l’autosuffisance en moutons de Tabaski », souligne M.Diop. A cet effet, 180 bergeries sous format de blog ont été construites. Chaque bergerie à une capacité de 150 moutons qui devrons contribuer à terme à environ soixante-dix mille moutons par an. La mise en œuvre de ce projet, le niveau d’exécution physique et de décaissement à date est de 43% avec une différence entre l’exécution financière du fonds de la Banque Islamique de Développement qui et autour de 39% et pour l’État du Sénégal qui se situe autour de 68%. En ce qui concerne le projet de chaîne de valeur régionale du riz, avec un investissement de 3 dollars américains. Il met en exergue, la production de semence de prébase, on est à une vingtaine de production en collaboration avec Africa Rice. Entre autres activités menées des essaies de fertilisation en cours en collaboration avec l’INP. Parallèlement, le projet a mis à la disposition des acteurs d’un important lot de matériels de production de récolte et post récolte pour leur faciliter la tâche. « A ce niveau, le taux pour la réalisation physique de 60% de mise en œuvre. Cependant, sur le côté financier, les réalisations sont à environ entre 14% et 15% », renseigne Boubacar Bacary Gueye, responsable suivi évaluation du projet de développement des chaînes de valeur riz au ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la souveraineté alimentaire. Il informe que la plupart des activités d’investissement tel que les aménagements hydro-agricole en zone pluviale n’ont encore démarré. « Ces aménagements devront toucher plus de dix-huit (18) mille hectares. Aussi, la ligne de financement islamique prévue n’a pas encore été déployée. Les constructions et réhabilitation de bâtiments aussi bien au niveau de la DIGEM qu’au niveau de CFA Sénégal dans la station de l’ISRA » fait savoir M Gueye. Cette rencontre d’évaluation avec le gouvernement du Sénégal entre dans le cadre d’une visite conjointe de la délégation de haut niveau de 22 membres du Fonds Lives and Livelihoods (LLF), dirigée par le directeur du centre régional de la Banque islamique de développement (BID) à Dakar, Dr Nabil Ghalleb. Il est accompagné des membres donateurs de la BID, du Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (ADFD), de la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF), du Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief) et du Fonds du Qatar pour le développement (QFFD).
Lansana DIANDY