Plus de 500 acteurs clés de la finance islamique, du secteur privé, des gouvernements et des institutions de régulation de la sous-région, ont participé à la 10ème édition du Forum international de la finance islamique sous le thème « Sukuks et financement participatif : outils innovants pour les projets stratégiques et les Pme ».
« Cette édition anniversaire se tient dans un contexte où les États africains recherchent des financements alternatifs durables, et où les PME ont besoin d’outils adaptés pour croître. La finance islamique offre une réponse innovante, inclusive et structurante », déclare Mouhamadou Lamine Mbacké, président de l’Aiif. Selon lui, ce Forum se veut un levier de plaidoyer pour une meilleure intégration des marchés financiers islamiques dans l’Uemoa, et un espace de convergence entre les investisseurs du Golfe, les autorités monétaires et le tissu économique ouest-africain. Entre 2014 et 2022, plus de 1400 milliards en émission de Sukuks ont été levés dans le cadre du marché financier régional. Le Sénégal est l’un le premier Etat en Afrique de l’Ouest a avoir lancé la première émission a mobilisé en 2014 00 milliards Fcfa d’ obligations islamiques suivi d’une seconde émission en 2016 puis sukuk d’un montant de 330 milliards.La Banque centrale de son côté estime que le développement des obligations islamiques est d’une importance apporter des solutions à la problématique du financement des PME. « Je nourris le vœu de cette édition du forum de par la pertinence de la thématique, de la qualité des intervenants et des invités et des échanges. Puissent être l’occasion d’y tirer profit des meilleurs pratiques des acteurs présents afin d’apporter une réponse adéquate à la problématique de l’accès des PME pour le financement et au développement des économies de nos États », a soutenu Ndèye Aby Seck, représentante de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO). D’après Mamadou Ndiaye, Conseiller technique du ministre des Finances et du Budget, l’organisation de ce Forum est inscrite depuis dix ans dans l’agenda des conférences officielles du gouvernement du Sénégal. « Ce Forum ne constitue pas simplement une rencontre de plus dans l’agenda régionale. Il nous donne l’opportunité de partager nos expériences, de réfléchir ensemble et de dégager des solutions adaptées pour faire de la finance islamique une alternative crédible, accessible et durable au service de nos économies », a-t-il déclaré. A l’en croire, cette initiative a permis « l’entrée sur le marché de Sukuk d’autres pays de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire, le Togo, le Mali mais aussi l’adaptation du cadre réglementaire par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, et la mise en œuvre de programmes régionaux avec l’appui de la Banque islamique de développement, en particulier le programme de développement de la microfinance islamique au Sénégal ». Au delà du thème « Sukuks et financement participatif : outils innovants pour les projets stratégiques et les Pme », la thématique de la « Digitalisation, Fintech Islamique et Halal » sera débattu par des acteurs de la finance islamique pour en faire un levier de développement économique.
Lansana DIANDY
